Mbappé a gagné plus de 110 millions d’euros en 2025. Pour en conserver 69 millions nets, chaque composante de ses revenus a dû être structurée séparément, en tenant compte des règles fiscales espagnoles, de la localisation des entités commerciales et du calendrier des versements. C’est une architecture, pas une chance.
Principe 1 : séparer le salaire du bonus
Son contrat au Real Madrid distingue le salaire de base (31,25 M€) et le bonus de signature (30 M€ par an). Cette séparation n’est pas cosmétique. Le salaire est soumis à des cotisations sociales et à l’IRPF. Le bonus de signature est classé comme revenu d’emploi mais son traitement peut être optimisé selon la structure juridique du contrat. En gardant les deux composantes formellement distinctes, il limite l’exposition de chacune aux taux marginaux les plus élevés de l’IRPF.
Principe 2 : utiliser la déduction de la Communauté de Madrid
La Loi 4/2024 accorde une déduction de 20% sur la composante régionale de l’IRPF pour les investisseurs qualifiants. Mbappé accède à cette déduction via ses investissements dans des structures espagnoles éligibles à travers Coalition Capital. Sur le seul salaire de base, cela réduit le taux effectif de ~47% à ~24,5%, générant environ 12 M€ supplémentaires de net par rapport à ce qu’il aurait conservé en France.
Principe 3 : router les endorsements hors de la fiche de paie espagnole
Les revenus Nike, Dior et Hublot ne sont pas versés directement à Mbappé en tant que salarié du Real Madrid. Ils transitent par des entités juridiques séparées — vraisemblablement des sociétés d’image ou des structures de droit luxembourgeois, belge ou irlandais — qui ne sont pas assujetties au taux marginal espagnol de 47%. La structure précise n’est pas publique, mais la différence de taux entre une facturation directe et une structure d’entité intermédiaire peut représenter 5 à 10 M€ par an sur ce seul composant.
Principe 4 : allouer 30% des bénéfices d’entreprise à la fondation
La fondation Inspiré par KM (IBKM) reçoit 30% des bénéfices de ses entités commerciales. Cette allocation n’est pas seulement philanthropique — elle est fiscalement déductible dans les juridictions concernées, réduisant l’assiette imposable des entités opérationnelles. C’est un mécanisme de redistribution qui réduit simultanément la facture fiscale et construit sa réputation philanthropique.
— Victor Blanc | Mbappé Live
About the author
Victor Blanc
Football Business Correspondent at Mbappé Live. Covers contracts, sponsorships, investment strategy, and the financial architecture behind elite sport.

