La Loi Mbappé : Comment le Régime Fiscal Espagnol Lui Économise des Millions Chaque Année

La loi Beckham — officiellement le régime des impatriés espagnols — plafonne l’impôt sur le revenu à 24% pour les premiers 600 000 euros de revenus espagnols des nouveaux résidents fiscaux. Pour Mbappé, la fiscalité de son transfert au Real Madrid était aussi stratégique que la dimension sportive.

Comment fonctionne la loi Beckham

Le régime des impatriés espagnols permet aux travailleurs étrangers s’installant en Espagne pour la première fois — ou n’y ayant pas résidé depuis au moins 5 ans — de payer un taux fixe de 24% sur les premiers 600 000 euros de revenus générés en Espagne. Au-delà, le taux monte à 47%. En comparaison, le taux marginal français est de 45%+ au-delà de 177 106 euros.

L’impact sur le package Mbappé

Pour un joueur gagnant 31,25 millions d’euros de salaire de base, la différence entre une imposition à 47% et une imposition à 24% sur les premiers 600 000 euros représente une économie marginale directe. Mais l’avantage réel est structurel : la Beckham Law permet à Mbappé de ne pas être imposable en Espagne sur ses revenus étrangers (droits image via entités hors Espagne, dividendes Coalition Capital, revenus Nike si structurés via Luxembourg), à condition que sa structure patrimoniale soit correctement architecturée.

Pourquoi c’était une condition non négociable

Les négociations entre Fayza Lamari et le Real Madrid n’ont pas seulement porté sur le salaire et le bonus de signature. L’architecture fiscale du deal — incluant la confirmation d’éligibilité à la Beckham Law et la structure des paiements via les entités appropriées — était un élément clé de la négociation. C’est Delphine Verhasselt-Van Herdeyn, l’avocate du réseau, qui a piloté cette dimension.


— Victor Blanc | Mbappé Live

Victor Blanc

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Victor Blanc

Football Business Correspondent at Mbappé Live. Covers contracts, sponsorships, investment strategy, and the financial architecture behind elite sport.

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